La marche en hiver

andante

Ce port tendrement altier se passerait de commentaire, si le jeu n’était de tendre ici un regard humain. Combien de mésanges et de coups de fusil, les premières croquées, les seconds évités, sont passés dans ce cerveau dont les yeux au moins témoignent qu’il bat. Un cœur d’homme de retour chez soi, non ? Voir et regarder devraient figurer aussi dans les droits de l’homme. Les lois en deviendraient plus tangibles, la barbarie moins banale. À vendre moins d’armes, le monde s’appauvrirait-il vraiment ? La sagesse des chats vaut bien celle des nations. Le penseur qui ne sait arrondir sa main pour une caresse au temps qui passe ne vaut pas le seul livre qui vaille, qui est de vivre en paix.

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